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Apport de protéines : un des aspects de la nutrithérapie

par le Professeur Michel MASSOL

Professeur à l’Université TOULOUSE III

Prévenir les effets du vieillissement et la morbidité liée à diverses maladies par l’amélioration de l’apport de protéines , parait aujourd’hui admis par une majorité des représentants de la communauté scientifique et médicale.

Apport de protéines : un des aspects de la nutritherapie

 

La médecine nutritionnelle, développée sous l’appellation de nutrithérapie, consiste à corriger puis à optimiser les fonctions métaboliques cellulaires. Elle a sa place dans l’arsenal thérapeutique moderne. Par conséquent, elle est proposée par le médecin sur la base de conseils diététiques, elle recours à la supplémentation en divers facteurs alimentaires : apport de protéines et des micro-nutriments.

Les enquêtes épidémiologiques révèlent que les populations des pays avancés ont paradoxalement un statut nutritionnel déséquilibré. Leur alimentation est caractérisée par l’abondance de graisses saturées et l’excès de sucres « rapides ». Notamment, l’insuffisance d’acides gras polyinsaturés et les subcarences en vitamines et minéraux traces. A travers les acides aminés, les protéines font partie des macronutriments indispensables à la vie cellulaire, principalement des tissus musculaires et neurologiques.

L’apport quotidien recommandé est de l’ordre de 1,2 g par kilo de poids corporel chez la femme et de 1,5 g/kg chez l’homme. Cet apport de protéines résulte d’une alimentation équilibrée où la part des protéines est en calories de l’ordre de 15%. En outre, 55% pour les glucides et 30% pour les lipides. Aussi, les mêmes proportions de protéines d’origine végétale et animale sont souhaitées. De nombreuses situations fonctionnelles et organiques, peuvent être prises en charge par le médecin. La plupart du temps, grâce à l’optimisation des apports nutritionnels. En particulier par l’utilisation thérapeutique des acides aminés.

La place des protéines en nutrithérapie

L’apport de protéines est capital en matières de défense immunitaire. D’une part, pour l’élaboration des peptides de la communication et d’autre part, pour la régulation de la prolifération lymphocytaire. Les immunoglobulines, les facteurs du complément sont également les partenaires essentiels de l’immunité humorale adaptative. Parmi tous les acides aminés indispensables à l’immunité, on peut mettre l’accent sur ceux qui participent au contrôle des stress oxydants: la cystéine en tant qu’antioxydant et l’arginine précurseur du monoxyde d’azote.

La place des protéines et des acides aminés est particulièrement importante dans tous les états liés à des problèmes infectieux. La supplémentation protéique prend toute sa place dans le cas des patients atteints d’infections chroniques telle que les hépatites virales, les troubles infectieux digestifs et urinaires. L’intégrité des structures glandulaires et les récepteurs membranaires sont tributaires de l’apport nutritionnel en acides aminés et constituent les fondements des relations entre immunité et endocrinologie.

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